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Protéger les Grands Lacs

Cet été sera une période difficile pour les Grands Lacs. Les médias canadiens et américains ont signalé qu’il y aura cette année une prolifération importante d’algues dans le lac Érié. Bien que le phénomène soit moins important que celui de 2017, il y a encore matière à s’inquiéter et à s’alarmer.

Le lac Érié est important, car il approvisionne en eau potable plus de 11 millions d’habitants des deux côtés de la frontière. Il abrite également la plus grande pêcherie d’eau douce au monde.

Les algues sont généralement causées par un excès d’éléments nutritifs, tels que le phosphore et l’azote, qui entraînent une croissance accrue des algues et des plantes vertes. À mesure que les algues et les plantes forment une grande masse appelée « prolifération », les autres plantes meurent et se transforment en nourriture pour les bactéries qui utilisent l’oxygène dans l’eau, phénomène qui provoque la mort des poissons et des insectes aquatiques. Certains types d’algues peuvent également nuire aux humains et aux animaux.

L’Ontario s’est engagé avec le Michigan et l’Ohio à réduire de 40 % les déversements de phosphore dans les parties ouest et centrale du bassin hydrographique du lac Érié d’ici 2025. La province a ensuite négocié avec le gouvernement fédéral des mesures visant à inclure cet objectif dans le cadre du Plan d’action Canada-Ontario pour le lac Érié. La mise en œuvre des 120 mesures est en cours.

Ce n’est pas seulement le lac Érié qui a besoin de protection − le reste des Grands Lacs aussi.

Les gouvernements canadien et américain ont signé l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs de 2012 et les deux pays s’emploient à respecter leurs engagements en matière de nutriments, de pollution par des toxiques (appelés « produits chimiques sources de préoccupations mutuelles »), de déversements provenant de navires, d’espèces aquatiques envahissantes, de biodiversité et d’autres problèmes. De plus, la mise en œuvre de l’Accord nécessite également une entente entre les gouvernements fédéral et provincial. Le huitième Accord entre le Canada et l’Ontario sur les Grands Lacs, qui porte sur la qualité de l’eau et la santé de l’écosystème, a été signé en 2014 et sera en vigueur jusqu’au 17 décembre 2019. (Veuillez consulter notre bibliothèque de ressources afin d’obtenir des informations sur les recherches de l’ACDE portant sur l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs et l’Accord entre le Canada et l’Ontario sur les Grands Lacs.)

Un sondage récent sur la perception du public à l’égard du plus grand réseau d’eau douce au monde a révélé que 88 % des répondants croyaient que la protection des Grands Lacs était très importante et qu’ils étaient prêts à payer plus pour assurer leur remise en état.

Au début du mois, la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a annoncé qu’elle accordait un financement de 8,95 millions de dollars sur quatre ans pour la réalisation de 36 projets locaux dans le bassin des Grands Lacs. Ces projets aideront à restaurer les zones problématiques, à prévenir la propagation d’algues toxiques et nuisibles, à réduire le rejet de produits chimiques nocifs et à faire participer le public à travers la science citoyenne ainsi que les peuples autochtones.

L’ACDE participe à la protection des Grands Lacs depuis de nombreuses années. Vous pourrez en apprendre davantage sur notre travail de protection des Grands Lacs. Nous nous sommes également joints à plusieurs autres organisations pour établir la liste des priorités afin d’aider les législateurs à mieux protéger l’eau douce de l’Ontario.

Nous savons tous que l’eau est la base de toute vie. Cependant, nous devons redoubler d’efforts en vue de protéger cette ressource importante.