Les plans d’intervention en cas de catastrophe nucléaire ne prennent pas en compte les défis exceptionnels de Durham

Juin 06 2017

Whitby (Ontario) – Selon des organisations environnementales, si des améliorations importantes ne sont pas apportées aux plans d’intervention en cas d’urgence nucléaire révisés que propose le gouvernement provincial, les habitants de la région de Durham pourraient être vulnérables dans l’éventualité d’un accident de réacteur nucléaire.

« Les lacunes que contiennent les plans d’intervention en cas d’urgence nucléaire qu’a proposé le gouvernement signifient que des familles et des citoyens de Durham peuvent passer à travers les mailles du filet et se faire contaminer dans l’éventualité d’une catastrophe nucléaire aux centrales de Pickering ou de Darlington, a déclaré Janet McNeill de l’association Durham Nuclear Awareness (DNA). »

Les groupes sont préoccupés par les conclusions d’un document de travail qu’a publié le gouvernement de l’Ontario le mois dernier et qui recommande de ne pas renforcer la sécurité publique ou la protection civile en réaction à la catastrophe de Fukushima.

Les recommandations de la province ne reconnaissent pas les difficultés de protection de la sécurité publique propres à Durham, qui est la seule région canadienne qui s’urbanise rapidement tout en abritant dix réacteurs vieillissants, soit ceux des centrales de Pickering et de Darlington.

Les groupes disent que la région de Durham doit renforcer les mesures d’intervention en cas d’urgence pour relever les défis logistiques considérables que pose la croissance démographique dans la région de Durham.

« Il est très irresponsable de la part du gouvernement d’encourager l’augmentation de la population autour des réacteurs de la région de Durham sans aussi s’assurer qu’un plan d’intervention en cas d’urgence nucléaire puisse faire face aux pires scénarios d’accidents nucléaires, a souligné Theresa McClenaghan, directrice générale de l’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE). »

En raison de la politique actuelle de la province, qui consiste à se préparer uniquement pour les accidents mineurs, beaucoup d’habitants et de municipalités de la région de Durham, comme Whitby et des secteurs d’Oshawa, sont à l’extérieur des zones de protection civile. Les habitants de Durham vivent aussi à l’ombre de deux centrales nucléaires, mais les plans provinciaux sont conçus pour les centrales nucléaires individuelles.

« Le gouvernement Wynne doit mettre en place des plans d’intervention en cas d’urgence nucléaire qui protègent tous les habitants de la région de Durham, a déclaré Shawn-Patrick Stensil, analyste de l’énergie principal au sein de Greenpeace Canada. »

Les groupes demandent à la province de se préparer aux pires scénarios d’accidents nucléaires, d’accroître les zones de planification des plans d’urgence, d’adopter les pratiques exemplaires internationales d’intervention en cas d’urgence et d’établir de nouvelles mesures pour protéger l’eau potable dans l’éventualité d’une catastrophe nucléaire.

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Information :
Janet McNeill, association Durham Nuclear Awareness, coordinatrice 647 207-3208
Theresa McClenaghan, directrice générale, ACDE 416 662-8341
Shawn-Patrick Stensil, analyste de l’énergie principal, Greenpeace 416 884-7053 [français/anglais]