L’ACDE applaudit les mesures relatives aux produits chimiques sources de préoccupations mutuelles dans les Grands Lacs.

Juin 01 2016

Toronto, (Ont.) – L’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE) applaudit la mesure prise hier conjointement par les gouvernements américain et canadien sur la désignation des huit produits chimiques sources de préoccupations mutuelles dans les Grands Lacs (se référer à https://www.epa.gov/newsreleases/canada-and-united-states-target-reductions-chemicals-new-binational-list-reduce-public).

Cette désignation est le résultat de trois années de travail à répertorier et à évaluer le premier groupe de produits chimiques. Les deux gouvernements ont pris cette mesure dans le cadre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs.

L’établissement de cette liste exige que les gouvernements élaborent des stratégies de gestion de ces produits chimiques. Voici la liste des huit produits chimiques sources de préoccupations mutuelles établie hier en fin de journée :

  • l’hexabromocyclododécane (HBCD)
  • les polybromodiphénylethers (PBDE)
  • l’acide perfluorooctanoïque (APFO)
  • le sulfonate de perfluorooctane (SPFO)
  • les acides perfluorocarboxyliques à chaîne longue (APFC)
  • le mercure
  • les biphényles polychlorés (BPC)
  • les paraffines chlorées à chaîne courte (PCCC)

Le mercure et les BPC ont été reconnus depuis longtemps et sont déjà gérés en tant que produits chimiques toxiques ayant des effets sur les Grands Lacs. La plupart de ces produits chimiques sources de préoccupations mutuelles se retrouvent dans une gamme de produits consommation, mais ils sont maintenant détectés fréquemment dans l’écosystème des Grands Lacs. L’Association canadienne du droit de l’environnement invite les gouvernements responsables de la protection des Grands Lacs à prendre rapidement les mesures réglementaires qu’il faut pour protéger le bassin des Grands Lacs contre ces substances toxiques, en s’engageant dans une approche de prévention.

<< Il y a urgence à obtenir une annonce de la part des deux gouvernements, déclare Fe de Leon, chercheuse à l’Association canadienne du droit de l’environnement. Il faut un engagement binational sur ces produits chimiques, si nous voulons assurer la protection de nos lacs pour les générations futures.»

L’Association canadienne du droit de l’environnement recommande que les parties établissent une équipe de travail multipartite sur les stratégies, avec un sous-comité multipartite pour chaque produit chimique ou catégorie de produits chimiques sources de préoccupations mutuelles. Ainsi, on pourra faire des progrès rapides dans l’élimination de ces produits des Grands Lacs et élaborer des plans d’action le plus tôt possible.

L’ACDE demande depuis longtemps qu’on mette fin au déversement de produits chimiques toxiques dans les Grands Lacs. En 2015, nous avons publié une feuille de route en vue de l’élimination de ces produits chimiques et de la recherche d’autres produits plus sûrs comme solutions de remplacement (voir http://www.cela.ca/sites/cela.ca/files/GLRoadmap.pdf). L’année dernière, l’ACDE et ses collègues ont également écrit aux deux gouvernements pour recommander les mesures à prendre à propos de ces produits chimiques (voir http://www.cela.ca/sites/cela.ca/files/NGOletterGLECAnnex3recommendations.pdf).

L’ACDE peut répondre aux questions de la presse concernant l’annonce faite par les gouvernements des États-Unis et du Canada sur la désignation des produits chimiques dangereux pour les Grands Lacs.

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Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec :
Joseph Castrilli, conseiller juridique, au 416-960-2284, poste 7218
Fe de Leon, chercheuse, au 416-960-2284, poste 7223