Modifier les lois provinciales et territoriales afin de prévenir le cancer du poumon attribuable au radon

Les organismes du milieu de la santé et les groupes environnementalistes lancent un défi stratégique axé sur la santé aux premiers ministres des provinces et des territoires et à leurs ministres de la Santé

Communiqué conjoint de l’Association canadienne du droit de l’environnement, de l’Association pulmonaire du Canada et du Partenariat canadien pour la santé des enfants et l'environnement

Oct 30 2015

Toronto – Juste à temps pour le Mois de la sensibilisation au radon — novembre — un défi stratégique axé sur la santé a été adressé aujourd’hui à tous les premiers ministres des provinces et des territoires canadiens et à leurs ministres de la Santé.

« Le cancer du poumon attribuable au radon est une menace évitable pour la santé publique. Le renforcement des règlements visant à détecter et à réduire les niveaux de radon pourrait améliorer sensiblement l’état de santé individuel de nos citoyens et réduire les coûts des soins de santé, » a affirmé Barb MacKinnon, directrice générale de l'Association pulmonaire du Nouveau-Brunswick.

Produit par la décomposition naturelle de l'uranium dans le sol, le radon peut s’infiltrer dans les espaces fermés où nous passons la plupart de notre temps. « L'exposition au radon est la principale cause du cancer du poumon chez les non-fumeurs; plus de 16 % des décès liés au cancer du poumon chez les Canadiens et les Canadiennes sont attribuables au radon », a précisé Mme MacKinnon.

« Le besoin d'engagement politique sur le radon adressé aux premiers ministres canadiens et à leurs ministres de la Santé était accompagné d’informations essentielles sur le radon et de neuf recommandations sur les mesures à prendre pour s’en occuper », a déclaré Kathleen Cooper, recherchiste en chef auprès de l’Association canadienne du droit de l'environnement (ACDE).

« Nous voulons inciter les provinces et les territoires à prendre des mesures axées sur la santé dans plusieurs domaines dans leurs juridictions respectives, inspirées notamment d’un rapport complet sur l’examen de la législation et les politiques sur le radon à travers le Canada », a précisé Mme Cooper.

« Nous savons que des progrès ont déjà été accomplis, principalement dans la mise à jour des codes du bâtiment relatifs aux nouvelles constructions. Mais, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir », a-t-elle continué.

En plus de s’atteler à la modernisation des codes du bâtiment, l’incitation adressée aux provinces et aux territoires projette aussi de faire amender les lois régissant la santé publique, la location résidentielle, les écoles et les garderies, ainsi que celles touchant la responsabilité de l’occupant, les transactions immobilières et les garanties d’habitation.

Il faut aussi veiller à ce que les programmes d'efficacité énergétique tiennent compte des risques d’infiltration dans les espaces fermés lorsque les enveloppes des bâtiments sont resserrées.

« Nous devons tester les niveaux de radon dans tous les espaces fermés où nous passons du temps et au besoin, prendre des mesures correctives. Il faudra aussi s’assurer que les résultats des tests soient accessibles au public et que les gouvernements puissent se partager librement toutes les données relatives au sujet », a ajouté Mme Cooper.

« Il s’agit d’un problème que l’on peut résoudre complètement et les solutions sont à notre portée », de conclure Erica Phipps, directrice générale du Partenariat canadien pour la santé des enfants et l'environnement (PCSEE). « Nous savons que le radon peut causer le cancer du poumon. Nous savons comment le détecter et nous savons quoi faire si les concentrations sont trop élevées. Nous savons aussi que l'exposition à long terme à des niveaux élevés de radon amplifie le risque posé par l'autre grand responsable du cancer du poumon : la fumée de tabac. Nous devons maintenant avoir le courage d’agir et de faire les investissements nécessaires pour nous assurer que les maisons et les bâtiments où nous — et surtout nos enfants — passons du temps ne constituent pas un risque en ce qui concerne un cancer du poumon aussi évitable. »

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Pour de plus amples renseignements :
Kathleen Cooper, recherchiste en chef, ACDE, 705 341-2488 (cellulaire), kcooper@cela.ca
Erica Phipps, directrice générale, PCSEE 613 791-4248 (cellulaire), erica@healthyenvironmentforkids.ca
Barb MacKinnon, directrice générale, Association pulmonaire du Nouveau-Brunswick, 506 455-8961, barb.mackinnon@nb.lung.ca