Nouvelle

Les experts ajoutent le test de radon aux détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone pour une maison sécuritaire

L’exposition intérieure au radon constitue la deuxième cause en importance du cancer du poumon

Les centres de la petite enfance à Winnipeg donnent l’exemple

Fév 13 2014

Embargo jusqu’au 13 février 2014, midi (HNE)
Personnes-ressources : Terry Collins, +1 416 538-8712, tc@tca.tc
Erica Phipps, +1 613 791-4248 (cell.), erica@healthyenvironmentforkids.ca
Préentrevues possibles. Photos: http://bit.ly/1g7kDlC Video: http://bit.ly/NkNNEg

Attirant l’attention sur les statistiques alarmantes quant aux risques de développer un can-cer du poumon, les experts de la santé des enfants et ceux d’autres domaines multiplient les appels auprès des familles canadiennes afin qu’elles vérifient la présence de contamination au radon dans leurs maisons. Le radon est un gaz qui provient de l’uranium présent dans le sol. Il peut s’infiltrer dans les maisons par les fissures et les ouvertures dans les fondations, et s’accumuler dans l’air ambiant jusqu’à atteindre des concentrations nocives.

En moyenne, une maison sur quinze au Canada (et jusqu’à une sur cinq dans certaines provinces) recèle une concentration élevée de gaz radon dans l’air. Et au moins une per-sonne sur vingt vivant pendant longtemps dans une telle maison risque de développer un cancer du poumon, même si elle n’a jamais fumé de tabac.

Les probabilités qu’un fumeur vivant pendant longtemps dans une maison fortement contaminée au radon contracte un cancer du poumon sont d’une sur trois.

« Il s’agit d’une préoccupation nationale pour la santé à long terme et le bien-être de nos enfants qui n’a pas reçu toute l’attention qu’elle mérite », souligne Erica Phipps, directrice générale du Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE).

« Tous les parents savent qu’il est nécessaire d’avoir un détecteur de fumée en fonction et d’installer un détecteur de monoxyde de carbone. Il existe toutefois un troisième point fondamental sur la liste de contrôle d’une maison sécuritaire : effectuez vous-même un test de mesure du radon de longue durée (trois mois ou plus) pendant les mois froids lorsque les fenêtres et les portes restent généralement fermées, ou engagez un spécialiste afin qu’il mesure la concentration de radon. »

Les partenaires du PCSEE dans le cadre de cette nouvelle campagne de sensibilisation au radon sont Santé Canada, l’Association canadienne des chefs de pompiers et Parachute, un organisme national de charité voué à prévenir les blessures et à sauver des vies.

« Les risques associés aux incendies résidentiels, à l’empoisonnement au monoxyde de car-bone et à l’exposition au radon sont élevés, mais les mesures permettant de les prévenir demeurent relativement simples », indique JP Cody-Fox, directeur général de l’Association canadienne des chefs de pompiers. « Nous encourageons les parents à prendre quelques heures un samedi matin afin de vérifier ces trois choses – pour le bien de vos enfants. »

Sensibilisation au radon et détection de sa présence dans les services de garde à l’enfance.

Au Québec, les écoles et les services de garde à l’enfance sont tenus d’effectuer un test de radon.

Le PCSEE et la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance ont mis sur pied une initiative avant-gardiste afin de promouvoir la sensibilisation au radon et sa détection auprès du secteur des services de garde à l’enfance au Canada.

À Winnipeg, un petit groupe de services de garde à l’enfance a été mobilisé afin de pro-mouvoir la sensibilisation au radon et sa détection dans les maisons des familles de leur clientèle. Les concentrations de radon seront également mesurées dans ces services de garde.

« Notre secteur est entièrement consacré aux soins des enfants. Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois des risques pour la santé découlant de l’exposition au radon, j’ai su que nous devions passer à l’action », dit Don Giesbrecht, président et chef de la direction à la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance. « Les professionnels des services de garde interagissent chaque jour avec les jeunes familles. Nous sommes donc bien placés pour aider à faire en sorte que les familles sont sensibilisées au radon et qu’elles savent comment le mesurer dans leurs maisons. Nous pouvons également protéger les enfants en nous assurant qu’ils ne sont pas exposés à des concentrations élevées de radon durant les heures qu’ils passent à la garderie. »

Le radon est un gaz radioactif produit par la désintégration de l’uranium présent dans le sol, le roc et les eaux souterraines. Ce gaz inodore s’infiltre dans les maisons par les fissures et les autres ouvertures dans la fondation, et peut s’accumuler dans l’air ambiant jusqu’à atteindre des concentrations nocives. Une fois inspirées, les particules radioactives entrent dans les poumons, où elles endommagent les cellules et causent éventuellement un cancer du poumon.

Dans les espaces clos, le radon peut s’accumuler à un niveau problématique pour la santé : selon Santé Canada, l’exposition au radon est la principale cause du cancer du poumon après le tabagisme, celle-ci étant responsable de 16 % des décès associés à cette maladie (http://bit.ly/1gj5XPh).

« Alors qu’il se désintègre, le radon émet des particules radioactives qui peuvent se loger dans les tissus de vos poumons alors que vous respirez. Les particules radioactives émises par le radon libèrent ensuite de l’énergie qui peut endommager vos cellules de vos poumons. Lorsque les cellules des poumons sont endommagées, un cancer peut éventuellement se déclencher. Ce ne sont pas toutes les personnes qui sont exposées au radon qui dévelop-peront un cancer du poumon, et il peut se passer plusieurs années entre l’exposition et l’apparition de la maladie. »

« Si vous fumez ou si vous avez déjà fumé, et que votre maison recèle de fortes concentra-tions de radon, les chances que vous contractiez le cancer sont particulièrement élevées », indique Santé Canada.

La limite canadienne concernant la concentration acceptable de radon, qui était de 800 becquerels par mètre cube (Bq/m3), a été abaissée à 200 Bq/m3 en 2007. Cette dernière va-leur est comprise dans la fourchette de 100-300 Bq/m3 recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Les plus fortes concentrations comprises dans cette fourchette sont considérées comme acceptables s’il est impossible d’atteindre la limite idéale de 100 Bq/m3 en raison des conditions spécifiques aux différents pays.

L’année dernière, une étude ontarienne (http://1.usa.gov/1hAx5tY) a indiqué que 847 – 13,6 % – des cas annuels de cancer du poumon dans la province étaient attribuables au radon. L’étude indiquait en outre que si toutes les maisons présentant des lectures supé-rieures à 200 Bq/m3 étaient décontaminées, ce sont 91 décès liés au cancer du poumon qui pourraient être évités chaque année; le nombre de décès évités annuellement passerait à 233 si la décontamination permettait d’amener la concentration à 100 Bq/m3.

La concentration de radon varie d’une maison à l’autre selon les caractéristiques du sol, l’état de la fondation, le type de construction, la météorologie et la circulation de l’air. «

En raison de l’intervention de tous ces facteurs, il n’est pas possible de prédire la concen-tration de radon dans une maison. La seule manière de la déterminer avec certitude, c’est d’effectuer un test », dit Barbara Mackinnon, une porte-parole responsable de la question du radon à l’Association pulmonaire du Canada. « Le radon est l’une des principales causes du cancer du poumon et pourtant, plusieurs personnes méconnaissent ses dangers et ne sa-vent pas quoi faire. Nous travaillons auprès de plusieurs communautés à travers le Canada afin de sensibiliser les gens et de faciliter l’accès aux trousses de mesure. » Afin de savoir où acheter une trousse de mesure du radon à faible prix en ligne, télécharger ce document sur le site de la campagne Occupe-toi du radon.

Selon Santé Canada, la concentration de radon dans la plupart des maisons peut être ré-duite de plus de 80 % pour environ le même coût qu’engendrerait le remplacement d’un système de chauffage ou de climatisation ou encore des travaux d’entretien usuels sur la maison. Par exemple, sceller une fondation ou se procurer un système permettant d’aspirer le gaz à l’extérieur de la maison coûte en moyenne entre 1 500 et 3 000 $.

Erica Phipps du PCSEE constate que rendre la détection du radon est les mesures de dé-contamination accessibles à toutes les familles, incluant les locataires à faibles revenus, constitue un défi qui n’a toujours pas été relevé. « En tant que société, nous devons trouver les moyens de nous assurer que toutes les résidences au Canada sont exemptes de concen-trations élevées de radon. Il s’agit d’une importante question d’équité. Il s’agit également d’un investissement avisé pour prévenir le cancer du poumon, une maladie dévastatrice qui coûte cher à la société. »

Bien que ses concentrations varient d’une région à l’autre, le radon se retrouve partout au Canada – généralement en plus grandes concentrations dans les régions dont le sol et le roc sous-jacent contiennent plus d’uranium.

Une enquête pancanadienne menée entre 2009 et 2011 par Santé Canada (http://bit.ly/1gj6LDz) qui impliquait près de 14 000 maisons a montré que 6,9 % d’entre elles recélaient des concentrations de radon supérieures à la limite de 200 Bq/m3.

La plus forte proportion de maisons problématiques a été retrouvée au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, où plus d’une maison sur 5 recélait des concentrations de radon supérieures à 200 Bq/m3.

Visitez la page web de la campagne au www.environnementsainpourenfants.ca.  

Le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE) constitue une collaboration multisectorielle entre diverses organisations dont les domaines d’expertise touchent les questions reliées aux enfants, à la santé, à la santé publique et à l’environnement. Les partenaires du PCSEE travaillent ensemble depuis 2001 afin de pro-téger la santé des enfants des polluants environnementaux et des produits chimiques toxiques en portant les questions de santé environnementale des enfants à l’attention des décideurs, des organisations offrant des services, des praticiens, des parents et du public. www.healthyenvironmentforkids.ca

Santé Canada est le ministère fédéral responsable d'aider les Canadiennes et les Canadiens à maintenir et à améliorer leur santé, tout en respectant les choix individuels et les circonstances.

L’Association canadienne des chefs de pompiers (ACCP) est une association de service pu-blic qui consacre ses efforts à réduire les pertes de vie et de biens causées par le feu et à faire avancer la science et la technologie en matière de lutte contre les incendies et de déve-loppement des services d’urgence à l’échelle nationale. Fondée en 1909, l’ACCP est une or-ganisation indépendante à but non lucratif. L’adhésion à l’Association est volontaire. http://cafc.ca/fr/

L’Association pulmonaire du Canada (APC) est un organisme de charité bénévole à but non lucratif dévoué à sa mission consistant à promouvoir et à améliorer la santé pulmonaire de tous les Canadiens. L’Association pulmonaire œuvre aux niveaux national et provincial de même qu’auprès des communautés afin d’améliorer et de promouvoir la santé pulmonaire. http://www.poumon.ca/home-accueil_f.php

Parachute est un organisme national à but non lucratif voué à prévenir les blessures et à sauver des vies. Fondé en 2012, Parachute regroupe les anciens organismes Communautés sécuritaires Canada, SécuriJeunes Canada, SAUVE-QUI-PENSE et Pensez d’Abord Canada, afin d’en faire un chef de file unique en prévention des blessures. Les solutions de Parachute visant la prévention des blessures, de même que les efforts déployés par cet or-ganisme en matière de mobilisation du savoir, de politiques publiques et de sensibilisation sociale sont conçus afin d’aider les Canadiens à réduire leurs risques de se blesser. La vision de Parachute consiste en un Canada sans blessures où les Canadiens vivent longuement et pleinement.

Fiche d’information

1. Radon

Qu’est-ce que le radon? Le radon est un gaz radioactif qui est produit naturellement par la désintégration graduelle de l’uranium contenu dans le roc et le sol. Le radon peut entrer dans les maisons et les autres bâtiments par les fissures dans les murs ou le plancher de la fondation, ou par les brèches laissées autour des tuyaux, des châssis de fenêtres, des drains de plancher, des pui-sards et des autres ouvertures. L’infiltration de gaz par le sol est la plus importante source de radon dans les environnements intérieurs. Les autres sources de moindre importance peuvent comprendre l’eau de puits et certains matériaux de construction.

Vous ne pouvez ni voir, ni goûter, ni sentir le radon. Le seul moyen de connaître la concen-tration dans une maison ou un autre bâtiment consiste à effectuer un test. Des trousses de mesure que vous pouvez utiliser vous-même sont disponibles dans la plupart des quincail-leries et des centres de rénovation de même qu’en ligne. Cette tâche peut également être effectuée par un professionnel spécialisé dans la mesure du radon.

Santé Canada a établi une limite de 200 becquerels par mètre cube (200 Bq/m3) pour la concentration de radon dans l’air à l’intérieur des habitations. Un becquerel est une unité de mesure de la désintégration radioactive. L’Organisation mondiale de la santé utilise quant à elle une fourchette allant de 100 à 300 Bq/m3, la limite supérieure étant jugée acceptable si la limite idéale de 100 Bq/m3 ne peut être atteinte en raison des conditions spécifiques aux différents pays.

Quels sont les risques pour la santé de l’exposition au radon? L’exposition à de fortes concentrations de radon dans l’air ambiant augmente le risque de développer un cancer du poumon.

L’exposition à long terme à des concentrations élevées de radon constitue, après le taba-gisme, la deuxième cause du cancer du poumon, et elle constitue la première cause du cancer du poumon chez les non-fumeurs.

Selon Santé Canada, le radon est responsable au Canada de 16 % des décès associés au cancer du poumon.

Le risque de développer un cancer dépend de la concentration de radon et de la durée d’exposition d’une personne à cette concentration.

L’exposition à la fumée de cigarette combinée à de fortes concentrations de radon augmente significativement le risque de développer un cancer du poumon. Une personne qui a été exposée pendant longtemps à de fortes concentrations de radon a une chance sur vingt de développer un cancer du poumon. Lorsque l’exposition à long terme à de fortes concen-trations de radon est concomitante à une exposition à la fumée de cigarette, le risque de dé-velopper un cancer du poumon augmente à une chance sur trois.

Le cancer du poumon est une maladie mortelle. Il constitue la principale cause de décès par cancer chez les hommes comme chez les femmes, et est responsable de plus du quart de tous les cas de décès par cancer . Environ huit personnes sur dix atteintes d’un cancer du poumon en mourront. En moyenne, 70 Canadiens par jour reçoivent un diagnostic positif de cancer du poumon, et chaque jour, ce sont en moyenne 55 de ceux-ci qui en meurent . Le cancer du poumon est rarement observé chez l’enfant. Toutefois, les effets d’une exposition à des substances cancérigènes, comme la fumée du tabac et le radon, sont cumulatifs – plus une personne est exposée longtemps, plus le risque est élevé. Ainsi, prévenir l’exposition au radon durant l’enfance réduira ce risque au cours de sa vie.

Une recherche menée par Santé Canada souligne l’importance de prévenir l’exposition au radon durant l’enfance. Un enfant exposé pendant seulement deux ans à une concentration de radon de 8 000 Bq/m3 a les mêmes chances de développer un cancer du poumon qu’une personne qui a vécu toute sa vie dans une maison dont la concentration en radon est légè-rement supérieure à 200 Bq/m3.

Où retrouve-t-on du radon au Canada? Le radon se retrouve partout au Canada. Les concentrations diffèrent, mais sont habituel-lement plus élevées dans les régions où le sol et le roc sous-jacent contiennent plus d’uranium. Entre 2009 et 2011, Santé Canada a mené une enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations, et a mesuré les concentrations de ce gaz dans près de 14 000 échantillons récoltés dans les maisons. Les résultats de cette étude de deux ans indiquent que 6,9 % des Canadiens vivent dans des maisons recélant des concentrations de radon supérieures à la limite de 200 Bq/m3 en vigueur pour ce gaz.

Bien que les résultats d’une telle enquête ne puissent être utilisés afin de prédire les concen-trations de radon pour une maison donnée ou un quartier donné, les résultats montrent que certaines régions ont une prévalence plus élevée de maisons susceptibles de recéler des concentrations supérieures à la limite fixée par Santé Canada. Par exemple, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, il est estimé que plus d’une maison sur cinq recèle des concen-trations en radon supérieures à 200 Bq/m3. Le rapport complet de l’enquête pancanadienne peut être consulté au www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/radiation/radon/survey-sondage-fra.php

La concentration de radon varie d’une maison à l’autre, même si elles sont semblables et voisines l’une de l’autre. La quantité de radon retrouvée dans une maison dépend de plu-sieurs facteurs, dont les suivants :

  • Caractéristiques du sol : La concentration de radon peut varier énormément selon la teneur en uranium du sol. De même, le radon diffuse plus facilement dans certains types de sols que dans d’autres; par exemple, il diffuse plus facilement dans le sable que dans l’argile.
  • Type de construction : Le type de maison et sa conception influencent l’étendue de la sur-face en contact avec le sol de même que le nombre et la dimension des points d’infiltrations pour le radon.
  • État de la fondation : Une fondation comportant de nombreuses fissures et ouvertures pos-sède plus de points d’entrée potentiels pour le radon.
  • Style de vie des occupants : L’utilisation de ventilateurs d’extraction, de fenêtres ou de foyers, par exemple, influence la pression s’instaurant entre la maison et le sol. Cette différence de pression peut faire en sorte que le radon est aspiré à l’intérieur de la maison, et peut influencer le régime d’échange d’air.
  • Météo : Les variations météorologiques (ex., température, vent, pression barométrique, précipitations) peuvent influencer la quantité de radon qui entre dans la maison.

En raison de l’intervention de tous ces facteurs, il n’est pas possible de prédire la concen-tration de radon dans une maison. La seule manière de la déterminer avec certitude, c’est d’effectuer un test.

Comment déterminer la concentration de radon dans un bâtiment, et que faire si de fortes concentrations sont détectées? Les résidents peuvent déterminer la concentration de radon dans leurs maisons en se ser-vant eux-mêmes d’une trousse de mesure qu’il est possible de retrouver dans la plupart des quincailleries et des centres de rénovation ou encore en ligne. Il est recommandé d’effectuer un test de longue durée (au moins trois mois) durant l’hiver, alors que les fenêtres et les portes sont généralement fermées. Le test consiste à placer un petit échantillonneur passif sur l’étage habité le plus bas de la maison ou du bâtiment, et à le laisser là pendant au moins trois mois sans le déplacer. Le dispositif devrait être placé sur une surface sécuritaire (ex. : une étagère ou une table) éloignée de toute bouche de chauffage ou de climatisation, fenêtre ou porte. À la fin de la période de test, le dispositif de détection devrait être placé dans l’enveloppe scellée fournie à cet effet et envoyé par la poste au laboratoire pour y être analysé. Normalement, les résultats sont envoyés par courrier ou par courriel après quelques semaines.

Si la concentration de radon est supérieure à la limite de 200 Bq/m3 fixée par Santé Canada, des mesures devraient être entreprises afin de réduire la concentration de radon. Si la concentration se situe entre 200 et 600 Bq/m3, Santé Canada recommande d’agir dans un délai de deux ans afin de réduire la concentration de radon. Si la concentration est égale ou supérieure à 600 Bq/m3, des mesures de mitigation devraient être entreprises au cours de la même année.

Il existe différents moyens de réduire la concentration de radon dans une maison ou un bâ-timent : installer un système d’atténuation du radon, sceller les fissures et les ouvertures dans la fondation ou augmenter la ventilation.

Dans la majorité des cas, l’installation d’un système d’atténuation du radon constituera le meilleur moyen d’abaisser la concentration de ce gaz à un niveau acceptable. La dépressu-risation active du sol sous la dalle est la technique d’atténuation du radon la plus efficace et la plus fiable. Cette méthode requiert l’installation d’un tube à travers la dalle de plancher de la fondation, dont l’une des extrémités est placée à l’extérieur du bâtiment (soit au niveau du toit ou d’un mur extérieur). Un ventilateur relié à ce tube fonctionnant en permanence aspire le radon à partir du dessous de la maison vers l’extérieur, où il est rapidement dispersé.

Les services d’un entrepreneur certifié dans l’atténuation du radon devraient être retenus pour effectuer ce genre d’opération. Afin d’en trouver un, communiquez avec le Programme national de compétence sur le radon au Canada (PNCR-C) au 1 800 269-4174, l’Association canadienne des scientifiques et technologues du radon (ACSTR) à in-fo@carst.ca ou Santé Canada à radon@hc-sc.gc.ca.

Il est important de reprendre une mesure de la concentration de radon à la suite des travaux d’atténuation afin de s’assurer que celle-ci est descendue en deçà de la limite prescrite.

Des directives complètes sur la mesure et l’atténuation des concentrations de radon peuvent être trouvées dans la publication de Santé Canada intitulée Le radon – Guide de réduction pour les Canadiens accessible au www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/radiation/radon_canadians-canadiens/index-fra.php

Actuellement, les propriétaires de maison et de logements au Canada ne sont pas légalement tenus de procéder à des mesures de radon ou d’entreprendre des mesures d’atténuation si de fortes concentrations de radon sont détectées.

2. Détecteurs de fumée

Chaque année au Canada, en moyenne 19 enfants de moins de 14 ans sont tués par le feu ou la fumée. En outre, près de 600 sont hospitalisés . Installer et garder un détecteur de fumée en état de marche (aussi parfois appelé « alarme d’incendie ») dans la maison constitue un moyen démontré de prévenir les blessures et les décès causés par les incendies.

Les experts recommandent d’installer au moins un détecteur de fumée à chaque étage de votre maison (incluant le sous-sol) et à l’extérieur de chaque chambre à coucher. Des détec-teurs devraient également être installés dans les chambres à coucher si leurs occupants dorment la porte fermée. En raison du fait que la fumée tend à s’élever, les détecteurs de-vraient être installés au plafond ou sur la partie supérieure des murs. Les détecteurs de fumée installés au plafond devraient être placés à au moins quatre pouces d’un mur. Les détecteurs installés au mur ne devraient pas être placés à plus de 12 pouces du plafond. Il est important que les détecteurs de fumée soient placés loin des portes, des fenêtres, des conduites et des bouches d’aération, qui pourraient interférer avec leur capacité à détecter la fumée.

Il existe deux types de détecteurs de fumée. Choisir le bon type de détecteur pour chaque endroit de la maison contribuera à prévenir les fausses alarmes – l’un des principaux fac-teurs menant à la décision de les mettre hors fonction, ce qui les rend totalement inefficaces. Les détecteurs de fumée par ionisation devraient être utilisés de manière générale dans les aires de vie et les chambres à coucher. Les détecteurs de fumée par ionisation réagissent rapidement aux feux à flammes vives, qui génèrent beaucoup de chaleur, mais pas nécessairement beaucoup de fumée. L’installation des détecteurs de fumée à cellule photoé-lectrique est recommandée pour la cuisine parce que ce type d’appareil est moins susceptible aux fausses alarmes causées par la cuisson (ex. des rôties qui brûlent) ou l’humidité (vapeur de cuisson ou de douche). Les détecteurs de fumée à cellule photoélectrique réagissent rapidement aux feux couvant qui produisent beaucoup de fumée, mais peu de chaleur. Apprenez-en plus en visitant le www.parachutecanada.org/sujets-blessures/article/detecteurs-de-fumee

3. Détecteurs de monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore qui réduit la quantité d’oxygène dans le sang. De faibles concentrations de ce gaz sur de longues périodes sont dangereuses, et de fortes concentrations peuvent mener à l’état d’inconscience et même à la mort. Les sources domestiques de monoxyde de carbone comprennent les appareils qui consomment des carburants comme les systèmes de chauffage, les foyers, les poêles et les chauffe-eau au gaz (particulièrement ceux qui sont mal entretenus ou mal ventilés); les véhicules tournant au ralenti dans les garages attenants; les barbecues, les grills, les chaufferettes et les autres appareils consommant des carburants mal ventilés qui sont conçus pour un usage extérieur; et la fumée de tabac .

Le monoxyde de carbone est la principale cause de décès par empoisonnement accidentel au Canada. Il est estimé que 414 Canadiens sont morts d’un empoisonnement au monoxyde de carbone entre 2000 et 2007 .

Installer un détecteur de monoxyde de carbone à chaque étage d’une maison et à l’extérieur de chaque chambre à coucher est la clé pour sauver des vies et rendre la maison plus sécu-ritaire. Sans détecteur de monoxyde de carbone, il est impossible de déceler la présence de ce dangereux gaz, quelle que soit sa concentration, parce qu’il est incolore, inodore et n’a aucun goût. De plus, les symptômes d’exposition, tels que les maux de tête et la nausée, sont souvent confondus avec la grippe et sont conséquemment négligés ou mal diagnostiqués.

Deux régions au Canada exigent maintenant que des détecteurs de monoxyde de carbone soient installés dans toutes les résidences. Ce sont l’Ontario et le Yukon, qui ont adopté ce règlement en 2013. Dans ces deux provinces, le règlement exige l’installation obligatoire de détecteurs de monoxyde de carbone dans toutes les maisons qui possèdent un garage ou un appareil consommant des combustibles, comme un système de chauffage ou un foyer .

1. Société canadienne du cancer. www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/lung/statistics/?region=pe

2. Association pulmonaire du Canada. www.poumon.ca/lung101-renseignez/statistics-statistiques/lungdiseases-maladiespoumon/index_f.php

3. Chen, J. 2013. « Canadian lung cancer relative risk from radon exposure for short periods in childhood compared to a lifetime ». Int. J. Environ. Res. Public Health, 10 : 1916-1926.

4. www.parachutecanada.org/sujets-blessures/article/detecteurs-de-fumee

5. Santé Canada. www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/air/in/poll/combustion/carbon-fra.php

6. Parachute. www.parachutecanada.org/politique/article/1077

7. Parachute. www.parachutecanada.org/politique/article/1077

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