Les réacteurs vieillissants de la centrale de Pickering trop dangereux

Communiqué conjoint de l’ACDE et de Greenpeace

Juil 08 2013

Toronto – Le risque d’un accident majeur impliquant les réacteurs vieillissants de la centrale de Pickering a fortement augmenté, selon un nouveau rapport sur les accidents de l’Ontario Power Generation (OPG) obtenu par des groupes environnementalistes.

« Les probabilités que ces réacteurs vieillissants causent des radiations accidentelles importantes sont effrayantes et la dernière étude de l’OPG indique que la station devrait être fermée définitivement », déclare Monsieur Shawn-Patrick Stensil, analyste nucléaire auprès de Greenpeace Canada.

Le nouveau rapport sur les accidents de l’OPG indique une importante augmentation des probabilités de rejets radioactifs des quatre réacteurs « B » de la centrale de Pickering. L’évaluation démontre que cette dernière opère en marges des limites réglementaires. Et si sa vulnérabilité face à des événements climatiques extrêmes est prise en compte, les opérations dépassent les limites de sécurité.

« Tout comme Fukushima, Pickering est une centrale à plusieurs tranches mais elle compte moins de systèmes de sécurité passive et se situe dans une agglomération importante. Je ne pense pas qu’une centrale nucléaire avec un profil de risque tel celui de Pickering serait autorisée d’opérer aux États-Unis. Garder la centrale de Pickering active au-delà de son cycle de vie prévu ne fait qu’empirer la situation », déclare l’expert américain en risque nucléaire, Arnie Gundersen de Fairewinds Associates, que Durham Nuclear Awareness a demandé d’être présent à l’audience.

« La centrale de Pickering devrait être fermée car les plans d’urgence nucléaire de la province sont complètement inadéquats en matière de protection des Torontois contre un accident important. Fukushima au Japon et le lac Elliot ici en Ontario prouvent que nous ne sommes pas préparés pour un accident à Pickering », indique Theresa McClenaghan, directrice exécutive de l’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE).

L’ACDE a demandé aujourd’hui que le gouvernement de l’Ontario entreprenne immédiatement une revue des plans d’urgence nucléaire en Ontario.

En 2010, l’OPG a décidé de ne pas restaurer les quatre réacteurs « B » de la centrale de Pickering pour cause de coûts prohibitifs. Mais au lieu de les éteindre au bout de leur cycle de vie en 2014, l’OPG veut les garder actifs jusqu’à leur remplacement par de nouveaux réacteurs en 2020.

Selon les groupes, la déclaration récente du gouvernement sur le fait qu’il puisse à nouveau retarder la construction de réacteurs de remplacement à cause d’une demande d’électricité déclinante démontre que l’opération prolongée de la centrale de Pickering pose un risque inutile.

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Pour de plus amples renseignements :
Shawn-Patrick Stensil, analyste nucléaire, Greenpeace [français/anglais] 416-884-7053
Theresa McClenaghan, directrice exécutive, ACDE, 416-662-8341 [Visionnez la vidéo (en anglais uniquement) de Madame Theresa McClenaghan parlant de l’importance du plan d’urgence nucléaire et pourquoi l’Ontario est extrêmement mal préparé pour un tel événement.]
Arnie Gundersen, expert nucléaire américain auprès de Fairewind Associates, 802-238-4452