Demande de révision de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire

L’Alliance nationale demande des changements majeurs pour le dixième anniversaire de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire

Nov 15 2012

Toronto – À l’occasion du 10ème anniversaire de l’entrée en vigueur d’une loi controversée, qui pourrait permettre l’enfouissement de déchets nucléaires hautement radioactifs, une large alliance de plus de trente organisations des domaines sanitaire, environnemental, communautaire et confessionnel, a publié une lettre ouverte aux communautés qui font l’objet d’une étude en tant que sites d’enfouissement potentiels, et demande au ministre fédéral des Ressources naturelles de réviser la Loi sur les déchets de combustible nucléaire, et d’amener la Société de gestion des déchets nucléaires à être plus ouverte et plus responsable.

Action déchets nucléaires, un réseau de 31 organisations venant de cinq provinces, a publié une lettre adressée au ministre fédéral des Ressources naturelles Joe Oliver aujourd’hui, soulignant ses préoccupations concernant la manière dont la Société de gestion des déchets nucléaires se comporte, comme si elle menait une recherche en faveur d’une communauté désirant devenir un site d’enfouissement pour plus de 50 000 tonnes de déchets hautement radioactifs générés par les centrales nucléaires de l’Ontario, du Québec et du Nouveau Brunswick. Plus de 90 % des déchets proviennent des réacteurs de l’Ontario.

Dans une lettre ouverte aux communautés faisant l'objet d'une étude en tant que sites d'enfouissement potentiels, les signataires de la déclaration en onze points d’Action déchets nucléaires ont affirmé qu’ils « partagent [leurs] préoccupations fondamentales concernant la sécurité à long terme du placement de déchets nucléaires dans des cavernes souterraines profondes », ainsi que leurs préoccupations entourant les risques associés au transport de déchets radioactifs sur de longues distances et à travers les communautés qui se trouvent sur l’itinéraire.

« Les communautés qui font l’objet d’une étude pour devenir des sites d’enfouissement doivent savoir qu’elles ne sont pas seules », a affirmé Brennain Lloyd, coordonnateur de projets chez Northwatch, une coalition régionale du Nord de l’Ontario, où 12 communautés font l’objet d’études pour devenir des sites d’enfouissement potentiels. « Des organismes et des experts Canadiens ont étudié ce problème pendant des décennies, et peuvent les soutenir pour évaluer ce que leur dit l’industrie du nucléaire. »

« La Société de gestion des déchets nucléaires s’est engagée dans un immense programme de relations publiques pour donner l’impression que le problème des déchets nucléaires est résolu, alors qu’il ne l’est pas », a commenté le Dr Gordon Edwards, président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire.

Le Canada fait partie des nombreux pays ayant étudié le concept d’enfouissement des déchets nucléaires pendant plusieurs décennies. Aucun pays n’a encore construit ni commencé à exploiter de décharge souterraine pour les déchets hautement radioactifs générés par l’énergie nucléaire.

Action déchets nucléaires a mis en ligne un nouveau site internet au www.NuclearWasteWatch.net, où il a affiché la liste des organisations qui soutiennent son action, sa lettre au ministre des Ressources naturelles et sa lettre ouverte aux communautés qui font l’objet d’une étude en tant que sites d’enfouissement potentiels.

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Personne ressource :
Brennain Lloyd, Northwatch : 705 497 0373
Dr Gordon Edwards, Regroupement Canadien pour la surveillance du nucléaire : 514 489 5118/839 7214
Theresa McClenaghan, Association canadienne du droit de l'environnement : 416 960 2284.
Shawn-Patrick Stensil, Greenpeace Canada : 416 884 7053

Information complémentaire :
Déclaration de principe d’Action déchets nucléaires (2012)
Membres d’Action déchets nucléaires (2012)
Lettre à l’Hon. Joe Oliver, ministre des Ressources naturelles, 15 novembre 2012
Lettre ouverte aux communautés qui font l’objet d’une enquête pour l’enfouissement des déchets nucléaires

Citations complémentaires :
« La Commission Seaborn a recommandé à l’unanimité qu’une agence de gestion des déchets nucléaires soit créée, indépendante de l’industrie du nucléaire, et directement responsable devant le Parlement canadien. La SGDN, qui appartient à l’industrie, n’est ni l’un ni l’autre. Aussi, les Canadiens sont manipulés par un organisme qui présente un conflit d’intérêts inhérent. Le gouvernement et le Parlement ont abdiqué leurs responsabilités envers les citoyens qui les ont élus. »

Dr. Gordon Edwards, Regroupement canadien pour la surveillance du nucléaire, tél. 514 489 5118 / 839 7214

« Greater Sudbury se trouve au croisement de nombreux itinéraires de transport », a affirmé Steve May, membre de Nuclear Free Sudbury. « Ainsi, les habitants de Subdury peuvent s’attendre à ce que des déchets hautement radioactifs traversent leur communauté dans un futur proche, par route ou par rails. Les risques liés au transport de déchets radioactifs par des grappes de combustibles usés sont encore inconnus. Avant de sélectionner un site de stockage à long terme, la SGDN doit impliquer les communautés qui se trouvent le long des routes, comme Sudbury, parce que les habitants de Subdury doivent faire partie du débat à grande échelle. »

Steve May, Nuclear Free Sudbury, tél. : 705-688-8641

« L’industrie canadienne du nucléaire rêve de se soulager dans un trou, quelque part dans une communauté peu méfiante. Une fois qu’elle l’aura fait, la SGDN vendra ce trou à des colporteurs de déchets nucléaires du monde entier. »

Dave Taylor, Concerned Citizens Committee of Manitoba, ccc@web.ca

« Une grande vérité est en train de se révéler dans ce pays : l’industrie du nucléaire empoisonne notre planète inutilement et irréversiblement, et nos gouvernements ne nous protègent pas. Un environnement propre est un droit, et non un privilège. Nous, le peuple, ne resterons pas immobiles en assistant à cette destruction. Nous nous exprimons et agissons, pour le bien des générations futures. »

Commission pour les générations futures, Beauval, SK committeeforfuturegenerations@gmail.com

« De nombreuses communautés du Nord sont attirées par des promesses d’emploi et de l’industrie ‘high tech´. Beaucoup de ces communautés ont été touchées par les fermetures d’usines et autres industries. Lorsque l’on fait miroiter des ‘avantages’ économiques sans qu’un processus adapté soit mis en place pour permettre aux communautés d’évaluer tous les risques, et avec un processus de décision faussé tel que défini par la loi, il s’agit d’un important problème de justice environnementale. »

Theresa McClenaghan, Avocate-conseil, Association canadienne du droit de l'environnement, tél. 416 960 2284