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Les conclusions de la commission du projet de centrale nucléaire de Darlington : un coup d’épée dans l’eau

Soixante-sept questions non abordées qui mettent à risque la population, l’environnement et l’économie de l’Ontario

Sep 14 2011

Greenpeace et Lake Ontario Waterkeeper ont déposé une demande auprès du ministère fédéral de l’Environnement Peter Kent de réunir la commission responsable d’examiner la proposition de la Ontario Power Generation visant à construire de nouveaux réacteurs à la centrale nucléaire de Darlington. La commission doit continuer d’aborder les lacunes et les omissions dans leurs conclusions qui pourraient mettre à risque la santé et le portefeuille des Ontariens et Ontariennes.

Dans une lettre transmise hier au ministre, les groupes ont souligné les lacunes, les erreurs et les omissions dans l’analyse de la commission et les répercussions potentielles sur l’environnement. La commission devrait se remettre au travail jusqu’à ce que la OPG puisse fournir tous les renseignements qui lui manquent afin de satisfaire aux exigences de la Loi canadienne de l’évaluation environnementale.

« Seulement six mois se sont écoulés depuis la catastrophe de Fukushima et le Canada ne se rend toujours pas compte que l’énergie nucléaire est dangereuse pour notre santé et dispendieuse », souligne Shawn-Patrick Stensil, militant antinucléaire de Greenpeace. « Plutôt que des options d’énergie verte plus sécuritaires et économiques, nous avons des conclusions dans un rapport qui ne sont pas plus qu’une supposition mal éclairée qui banalise les effets potentiels sur la santé humaine et environnementale. »

Dans leur lettre, les groupes attirent l’attention sur les sérieuses insuffisances du rapport de la commission. On y trouve des lacunes considérables en matière d’information et d’analyse ainsi que le refus de recueillir des preuves nécessaires à l’évaluation des possibles effets environnementaux. En dépit du fait que la OPG n’ait pas déterminé le modèle de réacteur ou de technologie de refroidissement de l’eau qu’elle compte utiliser, le rapport de la commission conclut que des effets nocifs importants sur l’environnement sont peu probables.

Jusqu’à ce que les 67 lacunes identifiées dans le rapport de la commission soient comblées, le gouvernement ne devrait pas autoriser la mise en œuvre du projet. Ecojustice et l’Association canadienne du droit de l’environnement prêtent main-forte à ces groupes pour analyser ce rapport et ainsi déterminer s’il est conforme à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. «

Vous ne pouvez pas ajouter une aile à votre maison sans présenter des plans détaillés et pourtant, nous sommes prêts à construire de multiples réacteurs nucléaires en nous basant sur une évaluation qui a négligé d’identifier les renseignements clés du projet, des renseignements nécessaires afin de déterminer si la population, les poissons et autres espèces aquatiques du lac Ontario seront protégés », déclare Mark Mattson, président de Lake Ontario Waterkeeper.

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Source :
Richard Lindgren, Association canadienne du droit de l’environnement 613-385-1686
Mark Mattson, président | Lake Ontario Waterkeeper 416-861-1237
Shawn-Patrick Stensil, analyste en matière d’énergie nucléaire | Greenpeace 416-884-7053 (anglais/français)